MARS 2024 : LA BIBLIOTHÈQUE EST OUVERTE ! RÉSERVÉE à NOS ADHÉRENTS
À vos marque-pages ! La bibliothèque du Rhône vient d’ouvrir.
Désormais, vous pourrez consulter les ouvrages qui la composent (déjà plus d’une centaine actuellement) afin de préparer ou de revivre l’aventure du Chemin de Compostelle.
Pour ce faire, il vous suffira de venir les choisir durant les PERMANENCES à la MJC du VIEUX LYON (cliquez pour accéder aux dates) de notre délégation, puis de les emprunter pour une durée d’un mois, gratuitement .
Ces ouvrages sont classés en sept catégories : Romans, Témoignages, Guides, Spiritualité et Philosophie, Art, Bulletins et Histoire.
Pour tous renseignements, vous pouvez contacter François Molines au 06 51 37 26 07
Télécharger la liste des ouvrages disponibles en cliquant ICI . (MàJ 04/07/2026)
Retrouver les livres du mois
Au-delà d’un sentiment religieux ou d’une quête existentielle, pourquoi tant de personnes se rendent-elles aujourd’hui à Compostelle ? La popularité croissante de la randonnée pédestre et du trekking y est sans doute pour quelque chose.Pour ma part, c’est surtout l’envie de vivre une aventure à moindre risque et le désir de faire des rencontres inattendues, tout en traversant de magnifiques paysages, qui m’ont décidé à prendre mon bâton et mon sac à dos. Je dois dire que je n’ai pas été déçu.J’ai ainsi emprunté le chemin qui m’a conduit à travers la fraîcheur de l’Aubrac, la sécheresse des Causses et la force paisible des Pyrénées. J’ai visité les belles villes de Cahors et de Burgos, traversé l’inquiétant plateau de la Meseta, qui semble ne jamais finir, puis découvert la verdoyante Galice avant d’arriver, sous la pluie, à Santiago.Je vous invite à partager mes rencontres, mes plaisirs, mes surprises et parfois mes colères…Oui, vraiment, ce fut une belle aventure !
Dans cette étude historique, le docteur Charles Pétouraud s’intéresse à la personnalité de Geilon (ou Gilon), moine bénédictin devenu premier abbé de l’abbaye de Tournus puis évêque de Langres à la fin du IXᵉ siècle. L’auteur cherche principalement à déterminer si Geilon peut être considéré comme l’un des tout premiers pèlerins connus de Saint-Jacques-de-Compostelle, en effectuant ce voyage dès l’année 883.L’ouvrage retrace d’abord la carrière de Geilon. Issu de l’aristocratie franque, il joue un rôle important dans l’installation définitive des moines de Saint-Philibert à Tournus après leurs longues pérégrinations provoquées par les invasions normandes. Grâce à ses relations avec les souverains carolingiens, il obtient de nombreux privilèges pour son monastère et contribue à son essor. Plus tard, il est nommé évêque de Langres tout en conservant une influence considérable sur l’abbaye de Tournus. Le cœur de l’étude porte sur le supposé pèlerinage de Geilon à Compostelle. Pétouraud examine les chroniques médiévales et les traditions locales qui rapportent qu’en revenant d’Espagne, Geilon aurait rapporté des reliques de saint Prudent, qu’il remit ensuite à l’abbaye de Bèze en Bourgogne. Ce fait constituerait un témoignage exceptionnel d’un pèlerinage compostellan réalisé moins d’un siècle après la découverte présumée du tombeau de l’apôtre Jacques. Toutefois, l’auteur reste prudent. Le point d’interrogation figurant dans le titre montre qu’il ne considère pas cette hypothèse comme définitivement établie. Il confronte les différentes sources disponibles, souligne leurs contradictions et s’interroge sur la valeur historique des récits postérieurs ayant pu embellir ou reconstruire la mémoire de Geilon. Au final, l’ouvrage apparaît comme une enquête érudite sur les débuts du pèlerinage de Compostelle et sur la figure d’un grand personnage ecclésiastique de l’époque carolingienne. Même si la réalité du voyage de Geilon à Compostelle ne peut être démontrée avec certitude, l’étude met en lumière l’ancienneté des échanges religieux entre la Bourgogne et l’Espagne ainsi que l’importance grandissante du culte de saint Jacques dès le IXᵉ siècle.
La marche connaît un succès planétaire en décalage avec les pratiques de sédentarité ou de sport en salle prédominant dans nos sociétés. Cette passion contemporaine mêle des significations multiples pour le même marcheur : volonté de retrouver le monde par corps, de rompre avec une vie trop routinière, de peupler les heures de découvertes, suspendre les tracas du jour, désir de renouvellement, d’aventure, de rencontre. Une marche sollicite toujours au moins trois dimensions du temps : on la rêve d’abord, on l’accomplit, et ensuite on s’en souvient, on la raconte. Même terminée, elle se prolonge dans la mémoire et dans les récits que l’on en fait : elle vit en nous et est partagée avec les autres. Dans ce livre —ludique, intelligent et stimulant—, l’auteur revient sur le plaisir et la signification de la marche, et nous en révèle les vertus thérapeutiques face aux fatigues de l’âme dans un monde de plus en plus technologique.
